Chinese Ancient Sex Culture

Le voici le voilà, celui que vous attendiez tous, le fameux post sur le musée de l'ancienne culture sexuelle.

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Et cela tombe parfaitement bien, hier c'était la saint Valentin, le jour où les coeurs chavirent et les corps dérivent...

Pour les nombreux déplacements qu'a connus le musée, je ne peux que vous conseiller de vous reporter au post de la râleuse d'il y a quelques jours..

Cette exposition est unique en Chine et fort reconnue de par le monde, en raison de l'importance des pièces qui y sont présentées. En effet, plus de 1.600 objets retraçant 9.000 ans d'histoire sont exposés dans cette magnifique demeure au jardin enchanteur.

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L'évolution de la visite est établie par évolution chronologique et par thème.

Tout d'abord, le sexe dans les sociétés primitives, et même si l'on a passé l'âge d'apprendre que dans la vie, il n'y a vraiment que deux choses indispensables, la nourriture et le sexe, on déambule avec plaisir le long des vitrines où les figurations de l'homme (surtout son membre) et de la femme (très déesse de la fécondité) progressent vers des formes de plus en plus raffinées.

Représentations très réalistes ou tout en abstraction : ainsi, l'oiseau attrapant un poisson dans son bec, signifiant que le pénis est bien là où il est, soit dans un vagin; ou ces fenêtres d'une maquette d'église en bois d'olivier (signe de fertilité) représentant si bien les secrets du corps féminin.

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Ensuite, le mariage et les femmes, avec son lot de sculptures et d'images plus que suggestives, quelques chaussures pour pieds bandés, une ou deux ceintures de chasteté...et un instrument de torture, qui ne peut que conduire à la mort  les femmes infidèles ou les prostituées ayant désobéi à leur maquereau : une selle très spéciale qui déchirera le ventre de la malheureuse cavalière.

Puis le sexe dans la vie de tous les  jours, et les méthodes éducatives du XIXè siècle : prenez un fruit de céramique, ouvrez le, et là, les secrets de la reproduction n'en seront plus.

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Dernière partie du musée, les conduites sexuelles "déviantes", dont homosexualité, sexualité des nonnes et des moines. A noter, des bordels spécifiquement homo avaient enseignes sur rue, et ces préférences n'étaient pas mises au ban de la société.

Je vous ai rappporté un peu trop rapidement ma visite? 

On y découvre des oreillers de porcelaine, et l'un d'entre eux, plus agréable, en bois et télescopique permettant, chose rare que deux têtes reposent côte à côte; ce lit cachant au regards les ébats de prostituées :

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Il y a beaucoup de vaisselle coquine, de dessins représentatifs qui étaient plus utilisés dans les bordels que dans les lilong...Mais, certains vases, où formes alanguies et couples en action décorent les parois, proviennent de palais impériaux...

Il y a bien sur de multiples objets, dont des godemichés, indispensables dans les quatre cas suivants :

Pour les femmes : veuves, elles ne pouvaient se remarier; concubines, elles étaient un numéro parmi tant d'autres, et si elles n'étaient pas promues au rang de favorite, les visites du maître pouvait être des plus espacées, voire inexistantes; femmes de marins au long cours, le membre suprême se faisait rare !

Donc, pour ne pas manquer une occasion de parvenir à la jouissance : le god'

Pour les hommes -enfin presque-, il ne faut pas oublier que cette civilisation a usé et abusé des eunuques.

J'ouvre ici une parenthèse, car ces êtres à part étaient fort nombreux jusqu'à la première république. Trafics d'enfants, magouilles diverses, tout était bon en ces temps de disette du début du XXè siècle pour se faire un peu d'argent, y compris vendre l'intégrité de certains humains.

Je vous passe les détails de l'"opération", mais il ne restait RIEN des attributs masculins. Je vous conseille vivement le livre de Dan Shi Mémoires d'un eunuque dans la cité interdite, vous en apprendrez beaucoup sur la vie de ce êtres mutilés et sur les agissements de cette cour "interdite".

Bref, je reviens à mes sex toys : il fallait bien que les eunuques, parfois mariés, allant régulièrement au bordel, satisfassent nos ardeurs féminines.

A parte également sur les pieds bandés : je pensais en apprendre plus sur cette coutume atroce, mais à part quelques photos et une paire de chaussures, rien : il n'en demeure pas moins que le pied fut donc vénéré comme sexuellement attractif pendant des siècles. L'origine? Vers l'an 950, le prince Li Yu, souhaitait que sa dulcinée danse sur une feuille de lotus fort petite; pour exécuter ces pas minuscules, une seule solution, avoir de petits pieds.

Donc, par la suite, dans les classes supérieures de la population, prendre une enfant de moins de cinq ans, lui briser quelques orteils (pas le gros, il représente la fleur de lotus), les serrer fortement (il existait même un appareil à bien tendre la gaze) les masser régulièrement, fixer un objet métallique pour bien cambrer le pied, rebander en serrant un peu plus...pendant quelques années pour disposer d'une jeune femme à bien marier. La taille de ces petits petons? Pour un lotus d'or, 7,5 cm; pour un lotus d'argent, jusqu'à 10 cm...mais la généralité était plutôt de 15 cm.

Le plaisir de ces messieurs, débander ces "choses" lentement (les regardaient-ils vraiment par la suite???), et voluptueusement. Le bandage une fois déroulé pouvait bien sur servir à attacher la dulcinée pour pimenter les ébats.

Ces mutilations irrémédiables ont été exercées (sauf chez les mandchous qui portaient des chaussures à talons haut avec  une grande courbure pour que le pied paraisse petit) pendant 1000 ans. En 1912, la première république interdit cette pratique, puis en 1928, les femmes entre 15 et 30 ans ont trois mois pour se débander, sous peine d'amendes. En 1952, les actrices ne pourront plus porter les chaussures spécifiques passant pour des pieds bandés.

Je vais encore digresser, mais il convient de ne pas achever ce post sur une note de douleur !

Il y a des endroits dans le monde où l'amour est omniprésent, car représentant la vie. Ainsi, la ville de Khajuraho, à quelques centaines de kilomètres d'Agra, où chaque temple est un hymne à la beauté et à la vie

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FAISONS L'AMOUR, PAS LA GUERRE !