Dernier jour, et trop de choses à encore découvrir, dont des sites incontournables.

Pour s'y rendre depuis le riad où nous avons dormi, passage par la place Jema el Fna, qui à cette heure pourtant pas si matinale, est presque déserte et assoupie.

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Le palais de la Bahia est situé au sud de la médina, à proximité du mellah et d'un souk aux épices où l'on trouve aussi bien du safran que du savon noir qui laisse la peau si douce après un hammam, de l'ambre blanc pour éloigner les mites ou de quoi rendre aux messieurs en panne une virilité égarée.

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Le palais n'a qu'une étoile dans le guide bleu, mais en mérite une seconde très aisément.

Construit au XIXè siècle pour un grand vizir, à l'heure où la ville attirait de nouveau les hauts dignitaires, cet immense ensemble n'est que raffinement de marbre et de marqueterie, des salles de réception aux cours, des portes aux plafonds.

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Nous n'avons pas pensé, venant de Shanghai où l'activité était incessante 7 jours sur 7, que les musées pourraient fermer un jour de la semaine. C'est pourtant le cas du Dar Si Saïd, résidence du frère du grand vizir qui fit construire le palais de la Bahia; la demeure accueille aujourd'hui le musée d'art marocain, nous n'en verrons que l'austère façade.

Cheminant vers les souks (souk : marché. En ville, il s’agit du regroupement d’artisans par corps de métiers dans la médina ; en milieu rural, c’est le lieu d’approvisionnement hebdomadaire, donc un lieu d’échange tant de marchandises que de contacts), nous re-croisons ces femmes qui outre bavarder au soleil sont là pour vendre des (leurs?) bijoux.

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Dernières visites "culturelles",

Le musée de Marrakech, sis dans une demeure privée et restaurée grâce aux bons soins d'une fondation également privée. On peut déambuler dans l'immense cour au lustre impressionnant, visiter l'ancien hammam, découvrir les expositions d'art contemporain à l'affiche.

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Puis la Koubba Ba'adiyn, seul édifice encore debout de la période des almoravides (les almohades qui leurs succédèrent détruisirent toute trace - ou presque - de leurs prédécesseurs).

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Vous raconter ensuite le parcours incroyable que nous avons emprunté au sein des souks est impossible : nous nous sommes perdus dans cet entrelacs de ruelles et d'échoppes, de magasins et de places.

Le quartier, vaste sans l'être  (de la place Djemaa el Fna à la mosquée Ali ben Youssef) est plus compact qu'étendu. Outre les vendeurs de souvenirs tels que babouches et petites babioles, il y a l'ancienne place aux esclaves,

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puis les quartiers plus artisanaux de teinturerie,

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dinanderie et ferronerie

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Et l'homme à l'ouvrage est en train de mettre des pieds au superbe lave mains que nous avons âprement négocié tandis que je sirote un thé dans lequel les feuilles de menthe foisonnent.

Ce lave mains, je l'admire chaque fois que je suis sur ma petite table en train d'écrire de nouveaux posts pour satisfaire vos envies d'ailleurs ;-)

A deux pas, un jeune homme sans gants passe de la couleur sur une peau; un peu plus loin, munis de leurs énormes ciseaux, les artisans du cuir préparent les semelles de vos babouches.

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Une petite halte dans un fast food local qui propose un pain farci de viandes à l'ombre d'une mosquée, puis nous repartons à travers souks vers d'autes folies dépensières, sommes toutes fort raisonnables.

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C'est fourbus mais heureux que nous nous endormons pour cette dernière nuit

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